La France bénéficie d’une relativement bonne démographie lui permettant de pratiquement assurer le renouvellement des générations et un fort taux d’accroissement de sa population. Toutefois, ce constat, pour qu’il soit une bonne nouvelle en soi, doit s’accompagner d’une formation efficace des jeunes. Sur ce principe, des pays d’Asie du sud-est ont pu concilier une forte croissance démographique avec un développement de l’économie et du niveau de vie grâce à un système scolaire transformant cette jeunesse en une main d’œuvre qualifiée et une population unie par des valeurs sociétales fortes. A l’inverse, dans des pays d’Afrique noire, la forte croissance démographique ne suffit pas à aider au développement en raison d’une Ecole insuffisamment performante.

L’Enseignement est ici entendu comme un processus permettant à l’enfant et à l’adolescent de se préparer à une vie professionnelle tout en évoluant au sein d’une collectivité dont il connaisse, comprenne et partage les valeurs.

L’avenir de la France à moyen et long termes est donc intimement lié à son système éducatif. Ce dernier doit non seulement qualifier tous les jeunes mais également perpétuer des valeurs communes prégnantes et un esprit critique gagés par une égalisation des chances au regard des avantages ou « handicaps » liés à l’environnement géographique, social et culturel de l’enfant.

Au regard de cet objectif, quelle est la situation de l’enseignement en France ? Pour tenter d’apporter quelques éléments de réponse, ce document met tout d’abord en lumière quelques chiffres clés qui démontrent une certaine crise de notre système éducatif. Ensuite, il essaie de définir plusieurs pistes de réformes issues de la réflexion personnelle des membres du groupe de travail, réflexion mûrie par l’expérience et les lectures variées de chacun.

Propositions de "L'Elan Nouveau des Citoyens"

Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 12:10

 

Le Figaro, le 11-12-2011.

Contre l'argent roi !

TRIBUNE - Le philosophe Chantal Delsol s'élève contre le mépris des convictions spirituelles qui domine notre société.

 
Contre l'argent roi: voilà un discours qui emporte tous les suffrages. Il n'est pas un détour de conversation, pas une péroraison de journaliste, pas un discours politique où l'on n'entende cette ardente récusation du matérialisme. De l'extrême gauche à l'extrême droite en passant par les centrismes les plus fades, tous s'indignent contre la «tyrannie des marchés».


Curieux consensus, qui exprime un dégoût de soi. Car il n'y a pas plus matérialistes que nous. À preuve : nous réduisons tout à l'économique, nos problèmes sociaux comme nos problèmes politiques. Qu'on regarde de plus près.


S'agit-il de faire face à une crise économique majeure dans l'ensemble de la zone euro ? Nous mettons en place des gouvernements de salut public, comme si nous étions en guerre. Autrement dit, la crise économique équivaut à une situation de guerre, parce que la question économique est devenue la seule cruciale, par défaut de tout le reste. On utilise alors pour parler des chutes de la Bourse le même ton dramatique qu'on utilisait quand Hitler envahissait la Pologne. En imposant des gouvernements techniciens dans les pays sinistrés, l'Europe indique bruyamment qu'elle est en train d'effacer la politique, et de couronner l'économie à sa place. Nous avons voulu remplacer la guerre par le commerce, et nous y sommes parvenus. Oui, nous pouvons bien injurier l'argent: mais nous n'avons rien d'autre.


S'agit-il de considérer le drame des pauvretés renaissantes, le drame de l'illettrisme au sein de l'Éducation nationale, le drame de la délinquance des mineurs ? Nos experts se penchent sur ces catastrophes et s'écrient immanquablement : de l'argent! Il faut plus d'argent ! Sans jamais s'aviser qu'il faudrait peut-être davantage de famille unie, davantage de temps pris par les parents pour l'éducation, davantage de courage ou d'énergie pour travailler, davantage de sens de l'honneur pour assumer son sort, etc.; autrement dit: davantage de biens spirituels.


Peut-être détestons-nous l'argent. Mais sans conteste nous détestons encore plus les biens spirituels: depuis déjà longtemps nous ne cessons de les dénigrer. Les mêmes qui fustigent avec le plus d'ardeur le matérialisme ambiant se sont efforcés d'anéantir les idéaux; ils ont vilipendé les croyances; ils ont discrédité fanatiquement les espérances du salut; ils ont considéré la défense de n'importe quelle «cause» comme l'expression d'un provincialisme ridicule; ils ont traqué sans pitié tout ce qui n'était pas comptable, mesurable et pesable; ils ont ridiculisé, à l'usage des jeunes générations, les héros et les saints. La passion matérialiste résulte de la destruction des croyances, idéologies, religions et autres, toutes jugées infréquentables. L'argent roi a occupé la place laissée libre par toutes les ferveurs sacrifiées.


La passion de l'argent et du confort, signe de l'esprit bourgeois depuis le XVIIIe siècle, a été déployée avec les Trente Glorieuses et consacrée avec la fin des idéologies. Les passions religieuses, idéologiques, militantes, nous ont fait trop de mal et, du coup, c'est toute adhésion immatérielle que nous détestons. Oui, mais voilà, la nature a horreur du vide: quand un citoyen n'a plus d'idéaux, il tombe amoureux de son écran plat. Notre passion pour l'argent, contre laquelle nous nous élevons avec véhémence, ne nous a pas été imposée sournoisement par quelque classe de banquiers diaboliques: notre matérialisme provient directement de notre mépris des convictions spirituelles.

Derrière cette récusation de l'argent, il y a dans nos sociétés un appel de l'austérité, comme une nausée du confort des Trente Glorieuses. Acheter peu, mépriser le superflu, prendre son temps, honnir l'ambition: certains d'entre nous se sont mis volontairement en mode survie. Mais c'est une austérité sans projets, sans passion, sans ferveur, sans espérance. Elle est vide, parce que tissée autour de la haine - haine des banquiers, haine de soi. Et l'austérité ne peut être fastueuse que si elle se tisse autour de valeurs positives. On ne renonce pas à l'argent par aversion pour les riches, mais pour couronner quelque idéal plus élevé. Un peuple doté de spiritualité peut vivre pauvrement: c'est comme manger des topinambours dans une assiette en vermeil. Pourtant les idéaux nous font peur : ils suscitent le conflit et, en même temps, exigent le lien. Or nous sommes individualistes et pacifistes. Notre aversion de l'argent n'est qu'une rodomontade contre l'argent roi, certes, et qui donc sera le roi ?

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 21:24

 

Associated Press, le 19-11-2011.

 

L'enseignement du français continue de gagner en popularité en Louisiane

 

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LA NOUVELLE-ORLÉANS - La vague d'immigrants d'origine hispanique qui ont déferlé sur la côte du golfe après l'ouragan Katrina ne semblent pas avoir eu raison de la demande des familles de Louisiane pour que leurs enfants aient des cours en français.

 

Il y a une liste d'attente pour toutes les 29 écoles publiques d'immersion française de l'État, et, cette année, au moins une école _ la International School of Louisiana (ISL) à La Nouvelle-Orléans — a reçu plus de demandes pour son programme francophone que jamais auparavant.


La demande pour une éducation en espagnol demeure forte, autant pour l'usage local que comme langue de commerce entre les Amériques. Mais même certains locuteurs espagnols cherchent à faire éduquer leurs enfants en français.


Gayle Perez, une femme née à La Nouvelle-Orléans qui a grandi en parlant espagnol en raison de ses parents équatoriens, a inscrit son fils dans le programme francophone de l'ISL. Désormais âgé de 10 ans, son Alejandro Perez s'exprime en anglais, en espagnol et en français.


Mme Perez dit avoir choisi le français pour son fils en partie à cause de l'espace occupé par la langue dans l'histoire de la ville, mais principalement en raison de sa place dans le monde. Le français est parlé dans plus de 30 pays à travers le monde, et il s'agit d'une des langues officielles parlées aux Nations unies.


Au dire de Mme Perez, parler français ouvre une personne au monde. Elle estime que son fils s'intéressera davantage à ce qui se passe sur la planète et sera donc un individu plus important dans la société mondiale.


La demande pour que les enfants apprennent un deuxième langage est en hausse alors que les langues autres que l'anglais sont devenues plus présentes aux États-Unis et dans les bulletins de nouvelles télévisés, explique Sean Wilson, chef de l'ISL, qui offre des séances d'immersion en français et en espagnol, ainsi que des classes en mandarin chinois.


La poussée louisianaise pour le retour du français a débuté en 1968 avec la création du Council for the Development of French in Lousiana, également connue sous l'acronyme CODOFIL, après que la langue ait été reléguée aux oubliettes pendant des décennies.


«Au début, l'idée était d'apprendre le français pour pouvoir communiquer avec nos grands-parents», a déclaré Joseph Dunn, qui dirige le CODOFIL, dont le siège social se trouve dans la ville cajun fortement francophone de Lafayette, en Louisiane, et qui a été créé pour protéger et développer la langue dans l'État. «Aujourd'hui, nous voulons faire du français une langue qui pourra continuer à vivre, à être pertinente.»


Jeudi et vendredi, M. Dunn rencontrera François Delattre, l'ambassadeur de France aux États-Unis, qui effectuera sa première visite en Louisiane depuis son entrée en poste cette année. L'ambassadeur doit rencontrer le gouverneur Bobby Jindal et le maire de la Nouvelle-Orléans Mitch Landrieu.

L'un des principaux points abordés sera l'éducation de langue française en raison de son importance vitale pour le développement économique et le tourisme, a expliqué Jean-Claude Brunet, le consul général de France à La Nouvelle-Orléans.


Selon M. Brunet, plus il y a de gens parlant français en Louisiane, plus il y a de touristes. Les francophones seraient entre 150 000 et 200 000 en Louisiane, indique M. Dunn. Environ 50 000 étudiants des écoles publiques de l'État apprennent le français comme deuxième langue, et 3500 autres prennent part à des programmes d'immersion en français.


Le CODOFIL travaille à augmenter le nombre de programmes d'immersion en français, mais l'objectif plus général est de faire du français une langue parlée dans la communauté.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 15:39

 

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Dans une récente étude IRSEM/CEVIPOF, l’armée est, pour 85% des jeunes français, l’institution en laquelle ils ont le plus confiance, devant l’Ecole et très loin devant les partis politiques crédités de 13%. Par ailleurs, 4 jeunes sur 10 sont prêts à s’engager dans l’armée. Ils le feraient d’abord pour le service du pays, plutôt que pour l’obtention d’un emploi stable. Lors d’un précédent sondage en 1998, c’était l’inverse.

 

Ce sondage pourrait paraître surprenant dans une société libérale (au sens politique) et hédoniste comme la nôtre. En effet, l’armée incarne l’ordre, l’autorité, la hiérarchie alors que les partis politiques représentent théoriquement la liberté, la participation citoyenne et concourent, comme le dit la Constitution, à l’exercice de la démocratie.

 

Pourtant, ce sondage n’a rien de surprenant. Il est même tout à fait logique.

En effet, dans un pays en proie à une crise économique dans la durée et au doute quant à son avenir, il est naturel que les armées apparaissent comme un repère identitaire et le dernier rempart à la sauvegarde de notre modèle de civilisation qu’elle promeut et défend au quatre coins de la planète. Ceci est dans la droite ligne du retour de la nation comme seul cadre crédible d’épanouissement de la démocratie et de protection des citoyens. Nos hommes politiques semblent l’avoir compris après avoir majoritairement tenté de ringardiser les valeurs nationales, coupables d’être un frein à la construction d’une Europe politique, voire à l’émergence de « citoyens du monde ». Même Jean-Luc Mélenchon affiche nos trois couleurs et va jusqu’à employer le terme de patrie, tabou il y a encore peu, même à droite. Des années 80 aux années 2000, ils ont cependant créé un vide comblé par un essor des infra-identités, notamment spirituelles. Comment peut-on se plaindre aujourd’hui du retour du religieux prophétisé par Malraux alors que notre laïcité est adossée à un catéchisme républicain qui n’est plus guère professé aujourd’hui dans un système éducatif davantage anational que national ? Tout peuple a besoin d’espérance et de valeurs transcendantes. Cela passe par la foi dans une religion d’Etat ou… dans un Etat.

 

En dehors de déclarations, cette confiance des jeunes dans leurs armées s’illustre également par la capacité de ces dernières à honorer quantitativement et qualitativement leurs besoins colossaux en recrutement. Elles sont les seules dans ce cas en Occident. En effet, elles doivent (Gendarmerie incluse) renouveler 30 000 postes/an. Si elles veulent maintenir un taux de sélection moyen de 3/1 (8 candidats pour un poste d’officier, 4 candidats pour un poste de sous-officier et 2 pour un poste d’engagé), elles doivent faire franchir les portes de leurs centres de recrutement à près de 100 000 jeunes par an, soit 1/8 d’une classe d’âge ! Si on prend en compte le fait que ces métiers spécifiques attirent majoritairement les garçons, nous obtenons 1/4 -1/5 d’une classe d’âge masculine qui contacte un centre de recrutement ! Contrairement à toute attente, les pertes en Afghanistan, notamment en août 2008, n’ont pas tari le flot de candidats mais l’a augmenté. Seul changement : ces mêmes candidats sont plus souvent accompagnés par leurs parents…Qui a dit que notre jeunesse était totalement hédoniste et individualiste ? Elle est en fait en quête de sens ! Elle souhaite s’incarner dans un projet collectif que notre école républicaine et nos élites peinent à (re)définir.

Le seul bémol au niveau du recrutement est le relatif peu de prestige de la carrière militaire chez les classes socioprofessionnelles élevées. Tout se passe comme si l’antimilitarisme populaire avait disparu alors qu’une certaine condescendance des « élites » s’était développée chez des générations qui n’ont pas connu les conflits de masse du XXe siècle. Pourtant, dans l’Histoire, les plus grands dirigeants occidentaux ont bénéficié d’une solide expérience militaire (Washington, Churchill, de Gaulle, Eisenhower,…).

Sur cet aspect, il est d’ailleurs paradoxal que l’Ecole polytechnique, dont les ¾ des élèves rejoignent le secteur privé, ait gardé un service national de 8 mois transformé en stage de formation humaine visant à provoquer chez ces futurs décideurs « une triple rupture géographique, sociologique et intellectuelle avec l'univers des classes préparatoires ou de l'université ». A quant un service national au programme de l’ENA ? Apprendre la rusticité, l’humilité au milieu d’une troupe à l’image de notre diversité sociologique actuelle ne serait pas totalement dénué de sens pour qui prétend, à terme, promouvoir l’intérêt général, voire conduire la nation. Il s’agit de développer non une élite de statut mais de susciter une élite « comportementale », c’est-à-dire une élite de l’action et de l’engagement.

 

Pour autant, les militaires, si prompts à défendre la patrie et les intérêts de la nation, peuvent-ils participer à la refondation de notre démocratie ?  Ils ont certes les qualités morales requises, mais sont cantonnés au rôle (frustrant) de spectateurs de part leur devoir de réserve leur interdisant même d’adhérer à un mouvement politique. C’est pourquoi il faut espérer que nombre d’entre eux, quittant le service actif, irrigueront les sphères politiques et économiques comme chez nos amis anglo-saxons. Pour autant, il est vrai que le réflexe collectif et intérêt général du cadre militaire le prépare peu à gravir les échelons des partis politiques, tant il faut faire preuve de la plus individualiste des ambitions pour y progresser. Sans le séisme de 1940, soyez sûr que le général de Gaulle n’aurait jamais pu percer et faire une grande carrière politique…

 

Patrice HUIBAN.

 

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 11:44

 

Le Point.fr, le 03-09-2011.

Rentrée scolaire, pas de bla-bla, soyons sérieux 

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La rentrée scolaire 2011 "techniquement réussie" voulue par le ministre de l'Éducation Luc Chatel inspire les internautes du Point.fr, qui centrent le débat sur l'importance décisive de l'éducation dans la construction d'une société.

 

« Un système onéreux, irrationnel et inefficace » (voyonsvoir)

Réductions de postes, heures supplémentaires pour les enseignants, les lecteurs ne sont pas tous d'accord avec les nouveaux ajustements prévus par l'Éducation nationale pour la rentrée 2011. "Voilà un ministère à réformer de haut en bas, où il faut serrer la vis et supprimer le gras dans les personnels administratifs et les détachements. Alors, on pourra peut-être donner des moyens convenables aux profs et réduire à de plus justes proportions cet énorme budget très mal employé", écrit Petitmalin qui rejoint ainsi l'avis de nelson36, pour qui "c'est dans les pléthoriques services du ministère qu'il faudrait tailler les effectifs, et rémunérer ainsi un peu mieux les professeurs", lesquels, rappelle-t-il, "font le réel boulot face aux élèves".

 

Les "vrais problèmes"

Pour Champagnac, la suppression des postes d'enseignants, "même si c'est triste", n'est que l'arbre qui cache la forêt : "Depuis des décennies, les enseignants et leurs syndicats exigent plus de moyens, au lieu de s'attaquer à nos vrais problèmes : remise à plat des programmes, autorisation des redoublements, baisse du pouvoir des parents d'élèves et des syndicats." Une idée partagée par destartin, qui remet en cause l'évolution de la formation des professeurs : "Les enseignants du primaire ne sont plus formés pour structurer le savoir, enseigner un savoir de fond, expliquer les choses en profondeur, relier les connaissances entre elles", ce qui donne lieu à un enseignement "parcellaire, fragmenté, superficiel".

 

"Les premiers lésés sont les élèves" (Grosgâteau)

"La destruction de l'éducation républicaine est en route depuis 30 ans." Miecke affirme ainsi ce que beaucoup disent. La cause ? La "généralisation de la connaissance et des diplômes", gage d'égalité et de réussite sociale pour tous, dont il déplore l'échec "pour les élèves aux diplômes dévalués, pour les profs aux cours disqualifiés par un diplôme acquis d'avance, pour les entreprises qui doivent intégrer des jeunes inadaptés à l'exigence...". Un constat amer pour de nombreux internautes dont Grosgâteau, qui se désole de l'image aujourd'hui véhiculée par l'école, celle d'un "nivellement par le bas et d'une politique de l'échec, quel que soit le bord", pointant ses lourdes conséquences : "Les premiers lésés sont les élèves dont les programmes sont chaque année plus allégés et, pourtant, de plus en plus rarement achevés, et avec des résultats en baisse constante. Les seconds sont les enseignants, étiquetés comme des incapables et fainéants, toujours en première ligne pour se faire lapider en cas de problème."

 

"La formation, l'indispensable investissement de la nation" (amer)

Les internautes sont unanimes : l'instruction de tous est le fondement de tout. Ainsi, pour amer : "La formation est le principal, l'indispensable, investissement de la nation, celui qui doit le plus compter. Une éducation en déclin est l'assurance d'un pays qui sombre." C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il pense, comme d'autres, que les économies ne doivent pas être cherchées dans une réduction de la rémunération des enseignants : "Les profs devraient gagner beaucoup plus, non pas sur un critère de mérite ou que sais-je, mais par pragmatisme : il faut attirer des excellents éléments dans la filière pour assurer notre avenir collectif." Et G.Lascombes d'ajouter : "On oublie bien trop souvent que l'école, de la maternelle aux études supérieures, est le futur moteur de la croissance. Sans connaissance, sans éducation : pas de recherche, pas d'innovation, pas de progrès technique." Il précise qu'outre cet aspect, important, l'école joue également un rôle social.

 

Il est contre-productif de "déstabiliser les enseignants et les parents à chaque veille de rentrée" (Capito)

Pour beaucoup de commentateurs, "ce n'est pas en dénigrant sans arrêt le système éducatif français qu'on le fera évoluer" (did), ni en "déstabilisant les enseignants et les parents, à chaque veille de rentrée" (Capito), et encore moins en se contentant d'une "indignation bruyante et stérile une fois l'orage passé" (Grosgâteau). Il est temps, soulignent les commentaires, de comprendre que "tout le monde doit y mettre du sien pour que ça marche", parents d'élèves compris, qui doivent "accompagner et soutenir leurs propres enfants dans leur scolarité".

 

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 14:59

Le Figaro magazine, le 26-08-2011.

Ce que nos enfants n'apprennent plus au collège

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778 : Roland sonnant du cor, à la bataille de Roncevaux, où les Sarrasins ont battu l'armée franque. A son côté, son épée Durandal. L'épisode a peu à voir avec la réalité historique, mais il a nourri l'imaginaire français. (Rossignol/Editions Hoebeke)


Le saviez-vous ? Clovis, Saint Louis ou François I er , mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français ! Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l'Education nationale: il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à «l'enseignement des civilisations extra-européennes», de l'empire du Mali à la Chine des Hans. C'est ce scandale pédagogique et culturel que dénonce l'historien Dimitri Casali dans son salutaire Altermanuel d'histoire de France (Perrin), dont Le Figaro Magazine publie des extraits. Superbement illustré, l'ouvrage se présente comme un complément idéal aux manuels scolaires recommandés (ou imposés) par les professeurs de collège. Qui fixe les programmes scolaires en histoire ? L'enquête du Figaro Magazine montre que la question engage l'avenir de notre société.

Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX, dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII ont disparu des instructions officielles de sixième et de cinquième. Le programme de sixième passe sans transition de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles. Les migrations des IVe et Ve siècles (les fameuses «invasions barbares»), pourtant fondamentales dans l'histoire de l'Europe, ne sont plus évoquées.

Ces absences sont incompréhensibles. Comment comprendre la naissance du royaume de France sans évoquer Clovis ? Comment mesurer «l'émergence de l'Etat en France » sans appréhender le règne de Louis IX ? La Renaissance sans connaître François Ier ? «L'affirmation de l'Etat » sans expliquer Louis XIII et Richelieu ? Tous les historiens s'accordent sur l'importance de ces personnages et de leur œuvre, non seulement politique, mais aussi économique et culturelle.

Le règne de Louis XIV est quant à lui relégué à la fin d'un programme de cinquième qui s'étend sur plus de mille ans d'Histoire. Faire étudier aux élèves en fin d'année scolaire cette longue période (1643-1715) tient de la mission impossible, sachant que les enseignants peinent à boucler des programmes surchargés. Ce règne est de plus noyé dans un thème « L'émergence du "roi absolu" » qui s'étend du début du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle. C'est ainsi tout un pan de l'histoire de France qui risque d'être partiellement ou - au pire - pas du tout traité. Le règne de Louis XIV est pourtant décisif, tant dans l'affirmation du « pouvoir absolu » que dans le rayonnement de la civilisation française, en France et à l'étranger, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Le Brun, Le Nôtre, Hardouin-Mansart, Lully, La Fontaine, Corneille... Autant d'artistes et d'écrivains qui risquent de n'être jamais évoqués dans les classes.

A côté des «oubliés» et des «relégués» des programmes, il y a les « optionnels »... L'une des originalités des nouveaux programmes réside en effet dans le système des options, censé permettre à l'enseignant de construire son propre parcours pédagogique. Si cette démarche est intéressante, elle n'en montre pas moins rapidement ses limites... Ainsi, dans le thème 1 («Les bouleversements culturels et intellectuels») de la partie IV («Vers la modernité») du programme de cinquième, les enseignants doivent faire étudier «la vie et l'œuvre d'un artiste ou d'un mécène de la Renaissance ou un lieu et ses œuvres d'art». Ils pourront donc enseigner, par exemple, Léonard de Vinci ou Laurent de Médicis ou la chapelle Sixtine, mais pas les trois. Dans le thème 2 («L'émergence du "roi absolu"») de la partie IV, ils doivent choisir un règne entre le XVIe siècle et 1715. François Ier, Henri IV, Louis XIII ou Louis XIV. Le choix est impossible.

Parmi ces périodes optionnelles figure le premier Empire (1804-1815). En classe de quatrième, dans le seul chapitre consacré à la Révolution et l'Empire, « La fondation d'une France moderne », l'étude doit être menée à travers un sujet donné. Il y a cinq propositions, dont trois excluent totalement la période impériale:

- Invention de la vie politique ;

- Le peuple dans la Révolution ;

- La Révolution et les femmes ;

- La Révolution, l'Empire et les religions ;

- La Révolution, l'Empire et la guerre.

Bref, le premier Empire ne donnera lieu, au mieux, qu'à un éclairage thématique. Dans trois cas sur cinq, il ne sera pas étudié ! Ajoutons que cette période a disparu du nouveau programme de seconde.

A-t-on peur des grands personnages ?


Elevé sur le pavois par ses soldats, comme le veut la coutume, Clovis est reconnu roi des Francs, à Tournai, en 481. Agé de 15 ans, il est alors maître de toute la Gaule. (Editions Hoebeke)

Clovis, Louis IX, François Ier, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon Ier... La disparition ou l'amenuisement de ces souverains et de leur règne laisseraient-ils penser qu'ils n'ont plus de réalité historique ? Leur importance n'est pourtant pas remise en cause par les historiens. Comment expliquer alors « l'optionnalisation » du premier Empire en quatrième et sa disparition en seconde? S'agirait-il de gommer un régime jugé trop autoritaire, trop militariste et trop expansionniste? De même, Clovis et Louis IX, dit Saint Louis, seraient-ils devenus trop politiquement «connotés» pour être cités dans les instructions officielles ? La même question peut être posée concernant la relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième. Pourquoi faire disparaître ou réduire des règnes notamment caractérisés par le rayonnement de la France à l'étranger ? Il est à craindre que la règle du « politiquement correct » ait été appliquée aux programmes, conception moralisatrice de l'enseignement qui tient de la manipulation de l'Histoire.

Faire étudier aux élèves Clovis, François Ier ou Napoléon Ier n'a pourtant rien de réactionnaire en soi. Il ne s'agit bien évidemment pas d'en revenir à une lecture hagiographique, providentielle, épique, patriotique ou dogmatique des « grands personnages », que des générations d'historiens ont bien heureusement remise en cause et déconstruite. Au contraire, il faut présenter aux élèves la complexité de ces hommes, inscrits dans leur époque, sans anachronisme, ni tabou, ni mythologie, et à la lumière des dernières recherches historiques. C'est justement l'étude de leur vie, de leurs actions, de leurs œuvres, de leurs façons de concevoir le monde qui les débarrassera des clichés, des stéréotypes et des images d'Epinal. L'Histoire est toujours la meilleure réponse au mythe. Ces personnages ont aussi une valeur pédagogique car ils permettent d'humaniser une Histoire souvent désincarnée, et sont susceptibles de susciter chez les enfants une véritable émotion, assez proche de celle ressentie lors d'un spectacle.

Ce ne sont pas seulement des personnages historiques, des périodes et des règnes majeurs qui sont écartés, réduits à la portion congrue ou devenus optionnels. Des textes fondateurs, des traités et des lois décisives sont tout simplement passés à la trappe : le serment de Strasbourg (842), l'un des plus anciens textes en langue romane, le lointain ancêtre du français ; le partage de Verdun (843), qui dessine une nouvelle carte de l'Europe d'où sont issus les Etats européens ; l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l'usage du français dans l'administration à la place du latin, constituant ainsi une étape clé dans l'unification du royaume de France. La relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième rend extrêmement difficile sinon impossible l'étude de la révocation de l'édit de Nantes (1685), qui marque l'interdiction du protestantisme en France et entraîne l'exil de plus de 250.000 protestants. L'histoire des arts n'est pas épargnée. Le précédent programme de quatrième prévoyait l'étude d'extraits du Bourgeois gentilhomme (1670), des Châtiments (1853) et des Misérables (1862), permettant d'inscrire Molière et Victor Hugo dans leur époque, de mesurer l'importance historique de leur œuvre et de faire prendre conscience aux élèves de leur génie littéraire. Or, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes...

Le risque du «zapping» historique

Les instructions officielles imposent l'étude de plusieurs civilisations extra-européennes à certaines périodes:

Au choix, «la Chine des Hans à son apogée», c'est-à-dire sous le règne de l'empereur Wu (140-87 avant J.-C.), ou «l'Inde classique aux IVe et Ve siècles», au sein de la partie « Regards sur des mondes lointains » représentant 10 % du temps consacré à l'Histoire de la classe de sixième  - Au choix, l'empire du Ghana (VIIIe-XIIe siècles), l'empire du Mali (XIIIe-XIVe siècles), l'empire Songhaï (XIIe-XVIe siècles) ou le Monomotapa (XVe-XVIe siècles), au sein de la partie « Regards sur l'Afrique » représentant 10 % du temps consacré à l'Histoire de la classe de cinquième. Cette partie comprend l'étude de la naissance et du développement des traites négrières (traites orientales et internes à l'Afrique noire).

La connaissance des histoires de la Chine, de l'Inde ou de l'Afrique est importante et passionnante, notamment à l'heure de la mondialisation. Cependant, force est de constater que, mathématiquement, ces nouvelles thématiques s'intègrent dans les programmes aux dépens de parties capitales de l'histoire de France ou de l'Europe. Il ne s'agit pas, bien sûr, d'établir une quelconque hiérarchie aberrante entre les civilisations: le règne de Louis XIV (1643-1715) n'est ni supérieur ni inférieur à celui de Kankou Moussa, roi du Mali de 1312 à 1332. Il faut tout simplement parvenir à un bon équilibre entre l'étude de l'histoire de France et celle des civilisations extra-européennes.

Le contraste est saisissant avec le nouveau programme de seconde qui est, quant à lui, marqué par un européocentrisme caricatural. Le monde n'y est en effet perçu qu'à l'aune de l'Europe : « Les Européens dans le peuplement de la Terre », « Nouveaux horizons géographiques et culturels des Européens à l'époque moderne »... L'ancienne partie consacrée à « La Méditerranée au XIIe siècle: carrefour de trois civilisations », qui permettait de mesurer les échanges, les contacts (pacifiques et conflictuels) et les influences entre l'Occident chrétien, l'Empire byzantin et le monde musulman a disparu, au profit d'une lecture strictement européenne du Moyen Age. Il aurait bien mieux valu prioriser en collège l'étude de l'histoire du bassin méditerranéen, de la France et de l'Europe pour approfondir au lycée l'étude des civilisations extra-européennes en leur consacrant une vraie place dans les programmes, bien loin du « zapping » proposé en cinquième.

La place des traites négrières dans les programmes de collège soulève un autre questionnement. Elles sont mentionnées cinq fois dans le seul encadré du programme consacré à la partie « Regards sur l'Afrique », avant de donner lieu à un thème du programme de quatrième, « Les traites négrières et l'esclavage », puis à une étude de l'abolition de l'esclavage en France en 1848 dans le thème 2. Il aurait probablement mieux valu resserrer l'étude des différentes traites négrières sans, bien entendu, dénaturer cette réalité historique fondamentale.

L'histoire de France facilite l'intégration

L'argument souvent utilisé selon lequel ces nouveaux programmes ont notamment été conçus pour épouser la diversité culturelle des élèves est contestable. Ce raisonnement risquerait d'aboutir à un éparpillement des thèmes et des champs d'étude, rendant encore plus difficile l'assimilation des connaissances. Pourquoi ne pas considérer que les élèves, quelle que soit leur origine, sont français et, à ce titre, ont droit à l'histoire de France la plus complète ? Il serait ainsi particulièrement intéressant d'intégrer dans les programmes des séquences de cours sur l'histoire de l'immigration en France et en Europe, du Moyen Age à nos jours. Pourquoi ne pas proposer des dossiers consacrés à ces immigrés qui ont fait la France, qu'ils soient des anonymes ou des « grands personnages » ? Selon une enquête de l'Ined (rapport « Trajectoires et origines », 2010), bien que de nationalité française, 37 % des jeunes d'origine étrangère ne se sentent pas français. Pour épouser la diversité culturelle des élèves, rien ne vaut l'histoire de France... Les parcours de Blaise Diagne, premier ressortissant d'Afrique noire à devenir ministre, ou de Romain Gary (Roman Kacew de son vrai nom) sont, à ce titre, exemplaires. « Je n'ai pas une goutte de sang français dans mes veines mais la France coule dans mes veines », aimait à rappeler ce dernier. En étudiant les Guyanais Félix Eboué et Gaston Monnerville, premier homme noir à devenir président du Sénat, on peut montrer toute l'importance de l'Outre-Mer dans l'histoire de France. La culture est la base de notre société et cette culture est notamment fondée sur la connaissance de l'histoire du pays où l'on vit, quelle que soit son origine géographique. Comme dit l'adage, on ne comprend que ce que l'on connaît. L'Histoire est une garantie d'intégration, car elle est un moyen d'accéder aux modes de compréhension de notre société.

Rétrograde, la chronologie ?

La disparition de dates et de périodes capitales de l'histoire de France ainsi que le système des options aboutissent à une Histoire à trous, lacunaire, atomisée, qui rend beaucoup plus difficile l'assimilation par les élèves de la chronologie, cette juste représentation de la profondeur historique. Le nouveau programme de première est à ce titre édifiant. Il repose sur un système de modules non pas chronologiques mais thématiques, qui peuvent être disposés dans n'importe quel ordre: « La guerre au XXe siècle » ; « Le siècle des totalitarismes »; « Les Français et la République »... Avec ce système, il devient beaucoup plus difficile d'expliquer le rôle déterminant de la Première Guerre mondiale dans la genèse des totalitarismes, ou même le rôle du totalitarisme nazi dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. La chronologie serait-elle devenue démodée ? Un comble, car l'Histoire est comme une langue dont la chronologie est la grammaire. Sans elle, notre connaissance du passé est vouée à l'anachronisme, cette incapacité d'inscrire un événement ou un personnage dans son contexte. Sans elle, nous sommes voués à l'amnésie... »

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 19:29

 

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Au surlendemain du 14 juillet et de son traditionnel défilé militaire, il est intéressant de se pencher sur les choix effectués par l'Ecole polytechnique à l'issue de la suspension du service national.

En effet, cette école n'est plus depuis plusieurs décennies une école militaire. Uniquement placée sous la tutelle du ministère de la Défense, on pouvait s'attendre à ce que l'année de « service » y soit purement et simplement supprimée.

Et bien non ! A la demande des anciens élèves, cette période a été maintenue. Les jeunes qui intégrent ce prestigieux établissement effectuent désormais 8 mois de « formation humaine » dans « une affectation militaire ou dans organisme civil de terrain ».

 

Extraits de la présentation de cette période sur le site de l'Ecole :

 

« Chaque élève, au cours de ce stage sans équivalent dans les autres écoles d'ingénieur, prend conscience de l'importance du facteur humain dans le monde du travail et développe ses compétences relationnelles au sein du groupe ».

« Placé à dessein en début de scolarité, ce stage est conçu comme une « expérience de maturité » avec la réalisation d'une triple rupture géographique, sociologique et intellectuelle avec l'univers des classes préparatoires ou de l'université ».

« Le stage s'inscrit dans une démarche citoyenne. Trois quarts des élèves effectuent leur stage au sein du ministère de la Défense (armée de Terre, armée de l'Air, Marine, Gendarmerie nationale et Délégation générale pour l'armement). Pour le dernier quart des élèves français et pour l'ensemble des élèves internationaux, le stage se déroule dans un organisme civil (police nationale, éducation nationale, administration pénitentiaire, collectivités territoriales, associations caritatives et humanitaires) ».

 

On pourrait presque reprendre ces phrases mot pour mot en cas de remontée en puissance d'un service universel, à ceci près qu'il faudrait inverser les proportions entre organismes civils et militaires. En effet, les capacités d'accueil de l'outil de Défense tout comme ses missions premières ne lui permettent plus d'absorder les trois-quarts d'une classe d'âge, alors même qu'il n'y a plus actuellement de menaces massives aux frontières et que les besoins de la société sont énormes dans d'autres domaines.

 

Ce choix de Polytechnique est d'autant plus singulier qu'il tranche avec la démarche des autres grandes écoles. Ce stage apporte pourtant une réelle plus-value aux élèves. Les autres étudiants qui suivent un cursus de haut niveau, pourtant souvent formés dans un établissement public, gardent généralement une logique individuelle, voire individualiste, tout en étant fréquemment coupés sociologiquement de l'immense majorité de la population. Or, on ne peut prétendre faire partie de « l'élite » d'un corps social de part uniquement ses performances intellectuelles. Sans mise à profit de ce potentiel au service du collectif, on ne peut mériter ce qualificatif. L'action et l'engagement au profit d'une société que l'on comprend et que l'on aime profondément sont consusbstantiels à ce statut. Cela, Polytechnique l'a compris, alors même que la majorité de ses élèves va servir dans le secteur privé à l'issue de la scolarité... L'ENA, qui a pour vocation première de former de futurs grands serviteurs de la cité, a ici quelques leçons de civisme à recevoir. A bon entendeur...

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 18:36

Le Figaro.fr, le 09-06-2011.

L'UMP veut que les proviseurs recrutent leurs enseignants.

67ffb76c-92c8-11e0-997d-d90c8cee6068.jpgUn cours de Lettes au Lycée Ravel à Paris. Jusqu'à présent, les chefs d'établissement n'ont pas leur mot à dire sur les candidats à l'embauche. Crédits photo : THOMAS COEX/AFP 

 

Actuellement, l'affectation d'un professeur dépend de son ancienneté, de sa situation familiale ou de son lieu d'habitation. 

 

L'UMP a décidé de lancer un pavé dans la mare à l'approche des échéances électorales. Au risque de se mettre à dos les syndicats d'enseignants, elle annonce «la possibilité pour les directeurs d'établissements de recruter eux-mêmes leurs équipes pédagogiques». Ces propositions ont été faites par l'UMP lors d'une convention sur la «justice sociale» organisée mercredi et destinée à alimenter le débat politique en vue de la présidentielle.

Le recrutement des enseignants par leur chef d'établissement est déjà pratiqué dans l'enseignement privé et l'entourage du chef de l'État y voit certains avantages. «Dans le privé, une équipe adhère au projet d'établissement et se considère coresponsable de la réussite des élèves. Le professeur n'est pas uniquement là pour assurer ses cours. La majorité des enseignants du public s'investissent, mais l'institution ne les invite pas à adopter cette attitude», commente-t-on.

 

L'affectation actuelle d'un enseignant du public dépend d'un barème qui prend en compte, sous forme de points, son ancienneté, sa situation familiale, son concours, son lieu d'habitation, etc. Un établissement de centre-ville «vaut» ainsi particulièrement cher. Le proviseur n'a pas son mot à dire sur le candidat.

 

À l'inverse, dans l'enseignement catholique, les chefs d'établissement publient leurs offres de postes vacants et reçoivent les candidats un à un dans leur bureau lors d'un véritable entretien d'embauche, à condition qu'ils aient réussi un concours de professorat de l'éducation nationale validé par l'enseignement catholique. Le chef classe par ordre prioritaire les gens qui l'intéressent. «Nous avons en partie la main sur le recrutement, mais cela ne se fait pas sans règle», ­précise Catherine Leduc-Claire, déléguée générale du syndicat des chefs d'établissement du privé (SNCEEL). Un enseignant dont l'établissement vient de fermer sera par exemple prioritaire. «Cela permet toutefois d'avoir un type de profil adapté au projet d'établissement que l'on souhaite mener», poursuit-elle. Entre un lycée de centre-ville et un lycée de Seine-Saint-Denis, pour prendre deux cas extrêmes, les projets vont être différents en matière d'accompagnement scolaire.

 

«Déréglementation néolibérale»

 

L'enseignement catholique reconnaît toutefois que les établissements ne sont pas tous attractifs : certains reçoivent plus de vingt candidatures par poste, quand d'autres, en zone rurale et en banlieue, peinent parfois à recruter. «C'est un vrai problème, mais nous avons un ­garde-fou. Chaque enseignant doit remplir une fiche avec plusieurs vœux ce qui permet d'équilibrer les recrutements», affirme-t-on.

 

L'idée de l'UMP n'a pas manqué de soulever l'inquiétude des syndicats d'enseignants. Pour le Snalc, il s'agit d'une «déréglementation d'inspiration néolibérale et anglo-saxonne». Pour Philippe Tournier du syndicat des chefs d'établissement du public (SNPDEN), la question est «idéologique» : «Nous avons déjà une qualité homogène des enseignants grâce aux concours», affirme-t-il.

 

La proposition de l'UMP a déjà été testée cette année dans une centaine d'établissements scolaires en difficulté avec le programme Clair. Ce dernier augmente déjà le rôle des chefs d'établissement dans le recrutement de leurs professeurs, puisque ces derniers ont été recrutés «sur profil». Faudrait-il ouvrir ce nouveau type de recrutement à l'ensemble des établissements ou le cantonner à certains, à l'image du programme Clair ? Rien n'est tranché pour le moment, ni à l'UMP, ni à l'Élysée où l'on juge toutefois le débat «très intéressant».

 

Ces réflexions vont dans le sens de celles proposées par l'Elan Nouveau des Citoyens. En primaire comme dans le secondaire, le chef d'établissement doit devenir un maillon central du système afin de pouvoir animer son équipe et, dans le respect des programmes nationaux, adapter les actions pédagogiques aux réalités du contexte local. Ce regain d'initiatives pourrait, en retour, inspirer les mesures prises par l'administration centrale au regard des bonnes pratiques observées (animation d'une politique de retour d'expériences).

Cette autonomie accrue passe par une latitude plus importante laissée aux chefs d'établissement pour recruter, mais aussi par une évaluation régulière des résultats obtenus ainsi que par une plus grande implication des directions dans l'affectation et la gestion du budget de l'établissement.

 

Patrice HUIBAN.

 

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 22:24

Newspress.fr, le 13-05-2011.

La France est la troisième destination mondiale choisie par les étudiants étrangers

Au niveau international, la mobilité étudiante concerne aujourd'hui trois millions de personnes. Afin de tirer pleinement profit de ce phénomène, la France a présenté lors de la réunion du G8 sur l'attractivité de l'enseignement supérieur dans le monde, les grandes lignes de sa politique en faveur des étudiants étrangers.

A l'occasion de la réunion du G8 sur l'attractivité de l'enseignement supérieur dans le monde, Alain Juppé et Valérie Pécresse ont présenté la politique de la France en matière de mobilité étudiante et d'attractivité scientifique. Les huit plus grands pays d'accueil des étudiants internationaux ont participé à cette réunion : l'Allemagne, l'Australie, le Canada, la Chine, les Etats-Unis, la France, le Japon et le Royaume-Uni. L'Inde était également représentée, mais en tant qu'observateur.

La France est la troisième destination mondiale choisie par les étudiants internationaux. Deuxième destination si l'on tient seulement compte des étudiants européens participant au programme Erasmus.

La France accueille aujourd'hui 278 000 étudiants internationaux (sur 3 millions dans le monde), soit 12 % de l'ensemble des étudiants. Pour Valérie Pécresse, " la mobilité étudiante est une chance pour nos universités et pour notre pays. C'est à la fois le signe et la garantie de l'attractivité de notre système d'enseignement supérieur." "Un étudiant étranger qui vient passer six mois ou un an en France, c'est aussi un ami de la France pour la vie, un ambassadeur inlassable de notre pays et de nos valeurs", soulignait Alain Juppé lors de son discours d'ouverture.

Mieux encadrer la mobilité étudiante

Alain Juppé et Valérie Pécresse ont rappelé la nécessité de construire une véritable stratégie d'accueil des étudiants internationaux afin de renforcer l'attractivité de la France et de garantir aux étudiants étrangers les conditions de leur réussite. Les objectifs poursuivis par cette stratégie sont les suivants :

-attirer les étudiants à fort potentiel, de niveau master et doctorat, en particulier ceux en provenance des pays émergents, dans un certain nombre de disciplines telles que les sciences dures, les sciences de l'ingénieur, l'économie, le droit et la gestion ;

-intensifier la promotion des études offertes par les universités françaises, en collaboration avec l'Agence Campus France ;

-améliorer l'accompagnement et le suivi des étudiants venant étudier en France. "Nous devons également veiller à ce que les étudiants qui ne satisfont pas aux obligations d'assiduité ou qui échouent régulièrement à leurs examens fassent l'objet d'un suivi particulier", indiquait Alain Juppé ;

-simplifier les démarches de préinscription des candidats étrangers auprès des établissements, notamment par la mise en place de procédures dématérialisées ;

-soutenir une politique ambitieuse en matière de bourses. Environ 16 000 bourses sont attribuées chaque année aux étudiants étrangers qui ont choisi d'étudier en France.

Pour la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, "l'ambition de l'université française, c'est de donner à tous les étudiants qu'elle accueille les mêmes chances de réussir, qu'ils soient français ou étrangers".

 

Si l'action du gouvernement est fortement sujette à caution quant il s'agit du primaire et du secondaire, secteurs où les mesures manquent de cohérence et de consistance, il n'en va pas de même au niveau du supérieur où la loi sur l'autonomie des universités semble avoir fait sauter un carcan démobilisateur au profit d'une incitation à l'initiative facteur d'excellence. L'attractivité de la France et son rayonnement ne pourront qu'en sortir renforcés.

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Nouvelles récentes
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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 23:56

Le blog Enseignement de l'Elan a reçu un témoignage d'un enseignant assez symptomatique des dérives de notre Education nationale actuelle.

Il s'agit d'un professeur de mathématiques "radié des cadres" en Nouvelle-Calédonie pour avoir mis des “punitions” et des “notes majoritairement très basses”.

Sans préjuger du fond de l'affaire, cette histoire est révélatrice de l'hypocrisie d'un système qui dénonce les inégalités croissantes tout en entérinant un enseignement à plusieurs vitesses suivant le lieu géographique. Aux collégiens des beaux quartiers (parisiens) les auteurs classiques, aux élèves des quartiers ou territoires difficiles, le gardiennage. Pourtant, les bien-pensants chercheront à nous faire croire que la politique de la métropole dans les DOM-COM est dédaigneuse, voire néocoloniale, en ne donnant pas les mêmes moyens, donc les mêmes chances, à nos concitoyens ultramarins...

Face à ces dérives, M. NGUYEN a écrit un ouvrage que vous pouvez vous procurer via le lien suivant :

http://www.amazon.fr/gp/product/2756317691/ref=olp_product_details?ie=UTF8&me=&seller=

 

Patrice HUIBAN.

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Soutien
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 23:37

lexpansion.com, le 04-03-2011.

  

L'éducation, premier facteur de la croissance

 

 

Développer le "capital humain" est productif pour l'individu et pour la société. L'enseignement est donc primordial. D'où la nécessité d'en évaluer les résultats régulièrement.

Le rôle majeur du système éducatif dans le développement des économies de même que la corrélation entre le niveau intellectuel et l'aptitude au management (initiative, aisance à s'exprimer et à échanger, esprit critique) ne sont plus à démontrer. Le concept de mise en valeur du "capital humain" qui permet à l'individu de produire plus pour lui et pour la société montre bien l'importance des structures d'enseignement. Mais il est toujours aussi indispensable d'en évaluer les résultats.

Pour entrer par le haut dans une société de connaissance, d'innovation et de croissance, rien n'importe plus que des bases bien établies. L'école primaire est la première d'entre elles. Là, tout se joue très vite, spécialement le déterminisme de l'échec : un enfant qui redouble avant le collège voit fondre ses chances de sortir du secondaire avec une formation correcte. Chaque année, 800 000 élèves sont scolarisés, mais 130 000 à 150 000 d'entre eux entrent en sixième avec des déficiences graves en lecture, en écriture et en calcul. Lire consiste à savoir communiquer. Ecrire est un moyen de s'exprimer. Calculer permet d'apprendre à raisonner. Cela signifie que, pour près de 20 % d'une classe d'âge, trois des fondements de la démocratie ne sont pas assurés. Le sort de ces jeunes quasi illettrés - au total, 1,5 million en dix ans - est scellé : la précarité, le chômage, l'aide sociale ou, pis, la délinquance, s'ils ne suivent pas, comme au Royaume-Uni, une formation obligatoire.

En même temps, notre système éducatif échoue à faire progresser le grand nombre vers le haut du tableau. 7 à 8 % des élèves du secondaire appartiennent à l'élite scolaire en France, contre 20 % en Finlande ou en Corée du Sud. Par surcroît, comme en témoignent les classements de l'OCDE (tests Pisa), le niveau des jeunes Français recule depuis une quinzaine d'années.

Pourtant, les réformes n'ont pas manqué au cours des dernières décennies : limitation du nombre d'élèves par classe (de 34 à 28 au maximum) ; révisions régulières des programmes ; réduction du rythme hebdomadaire (de cinq à quatre jours), alors que la France demeure le pays où l'année scolaire est la plus courte (cent quarante jours, contre cent quatre-vingt-cinq à deux cent dix chez nos voisins comparables, Suède, Italie, Allemagne, Pays-Bas ou Royaume-Uni). Rien n'y a fait. La France n'a pu transformer son potentiel (55 000 écoles primaires et 300 000 professeurs des écoles) et ses dépenses en performance scolaire.

La finalité de l'éducation diffère selon les pays

Nous devrions peut-être commencer par nous interroger sur la finalité de l'éducation. Aux Etats-Unis, par exemple, il s'agit de préparer l'insertion des jeunes dans la société américaine. Que des enfants de 7 ans apprennent à livrer des journaux ou à réunir des dons pour des œuvres humanitaires, la culture anglo-saxonne attend d'eux qu'ils montrent ce qu'ils sont capables de faire, avant même d'évaluer leur aptitude à mémoriser ou à restituer du savoir. En France, le système est peut-être l'un des meilleurs du monde, mais pour un élève sur deux seulement. Son but n'est pas la socialisation, mais la conquête de la tranquillité, attribuée au diplôme le plus élevé possible. On entend conduire les élèves, d'examens en concours, jusqu'à l'Ecole normale supérieure ou jusqu'à Polytechnique. En un mot, à la droite du Seigneur. D'autant que tout, dans la vie professionnelle, repose sur deux facteurs décisifs, hormis la compétence : l'aptitude au travail en équipe et l'atteinte d'objectifs. Or, pendant les dix-huit à vingt ans que durent les études, le travail est individuel, en fonction d'un programme. Qui n'a pas entendu un professeur avertir "Cela, voyez-le par vous-même, je n'ai pas le temps de finir le programme" ? Comment s'étonner que les meilleurs élèves s'adaptent, et que les autres peinent à mesurer ce qu'on attend d'eux ?

De nombreux rapports (Cour des comptes, institut Montaigne) ont souligné ces points en 2010. Quelles mesures pourraient exercer un réel effet de levier ? J'en vois trois. D'abord, accorder un véritable pouvoir au directeur d'école, afin qu'il organise ses équipes et poursuive avec elles un projet pédagogique. Ensuite, proposer aux professeurs des écoles d'utiliser des moyens qui ont fait leurs preuves pour lutter contre l'échec scolaire (je pense aux travaux sur l'individualisation, à l'effet maître, et surtout aux résultats concrets obtenus par Michel Zorman à Grenoble avec les programmes Parler et Parler Bambin). Enfin, renforcer la présence et la disponibilité des maîtres (de l'école jusqu'à l'université), car la réunion des meilleurs et des plus fragiles est décisive pour que se développe une vraie communauté au sein de laquelle se diffuseront les bonnes pratiques. Pour le plus grand profit de tous.

François Rachline

Directeur général de l’Institut Montaigne.

 

 

 

Cet article recoupe un certain nombre de préconisations du groupe de travail dédié de l'Elan, à savoir :

 

 

-une évaluation régulière crédible (primaire, collège, lycée) des résultats obtenus par le service public d'éducation  ;

-une priorité donnée à l'acquisition des fondamentaux, en particulier la maîtrise du français qui est la principale clé de l'intégration sociale, professionnelle et citoyenne ;

-donner de l'autonomie aux chefs d'établissement afin d'adapter les pratiques pédagogiques au contexte local en vue d'atteindre des objectifs qui restent nationaux ;

-insister sur la véritable finalité d'une éducation nationale qui est le pouvoir/vouloir-vivre collectif, et pas uniquement l'acquisition d'une rente de situation individuelle à travers le diplôme.

 

 

 

Patrice HUIBAN.

 

 

Par Patrice HUIBAN - Publié dans : Réflexions
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Acteurs, soutiens

Acteurs :

Roger Benvenuti

Retraité

Eric Borderie

Ingénieur dans les télécommunications

Jean-Jacques Ceroux

Sapeur pompier

Yannick Coudert

Ingénieur

Christophe Engrand

Libraire à la retraite

Vincent Gelé

Sapeur pompier

Patrice Huiban:

Officier supérieur de l'armée de Terre

Josette Labat :

Retraitée

François Le Vely :

Yann Loupp :

Professeur de Physique, organiste

Pierre Merlin :

Retraité

André Montagne :

Enseignant

Stéphane Reynaud :

Chef d'entreprise

Hugues Roussel :

 

Soutiens :

Jacqueline de Romilly, de l'Académie française

Héléniste de renommée internationale, première femme professeur au Collège de France, première femme à l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres, auteur de nombreux ouvrages sur l'enseignement.

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